Les inspections thermographiques sont des activités complexes et délicates. Autrefois, elles étaient aussi coûteuses et, par endroits, dangereuses, jusqu'à ce que les drones apportent une véritable révolution dans ce secteur également. Mais en quoi consiste réellement la pratique des inspections thermographiques à l'aide de drones ? Comment sont conçus les drones spécialement destinés à ce type d'activité ? Voyons cela ensemble.
Inspections thermographiques : comment cela se passait avant
Jusqu'à il y a quelques années, lorsque la dronotique ne faisait pas encore partie intégrante des innovations technologiques dans les domaines les plus variés, les inspections thermographiques figuraient elles aussi parmi les activités onéreuses en termes de coûts, de temps et de main-d'œuvre mobilisée.
Pour inspecter de manière non invasive et non destructive l'état d'un bâtiment, de panneaux solaires, de canalisations et d'installations électriques, l'analyse de l'état de vieux hangars à dépolluer, etc., on utilisait des grues, des nacelles élévatrices (avec des niveaux de dangerosité nettement plus élevés pour l'opérateur), des perches, des inspections avec caméra IR depuis le sol, manœuvrées par des opérateurs dédiés.
Pour bon nombre de ces équipements, surtout pour les bâtiments historiques des centres urbains mais pas seulement, il faut demander et obtenir (et payer) l'autorisation d'occupation du domaine public.
Tout cela nécessitait :
- des ouvriers chargés de manœuvrer les engins lourds ;
- des opérateurs au sol ;
- des techniciens (géomètres et ingénieurs) qui définissent le parcours et le tracé à analyser ;
- la coordination de plusieurs entreprises et de main-d'œuvre issues de domaines différents ;
- autorisations.
Nous employons l'imparfait, mais de fait, beaucoup d'entreprises réalisent encore leurs inspections thermographiques de cette manière un peu archaïque ; le paradoxe tient au fait qu'une technologie aussi sophistiquée que l'IR s'accorde mal avec la vétusté des anciens équipements de support.
Comment les drones changent-ils l'inspection thermographique ?
Nous l'avions déjà expliqué en détail dans cet article, mais pour résumer, les drones, et en particulier ceux conçus pour des activités techniques comme la cartographie et les inspections thermiques :
- réduisent les délais (avec une bonne planification, tout peut être réalisé en une matinée, contre des projets de plusieurs semaines avec les techniques traditionnelles) ;
- réduisent la main-d'œuvre nécessaire, permettant à un minimum de deux et à un maximum de 4 personnes (opérateurs SAPR et géomètres) d'effectuer le travail qui était autrefois confié à des équipes entières) ;
- avec toutes les assurances et garanties nécessaires, déjà exigées par la loi pour les opérateurs SAPR reconnus (seuls ceux qui sont reconnus et disposent d'un drone certifié peuvent réaliser ce type de travaux).
Comment se déroulent les inspections thermographiques à l'aide de drones ?
Supposons qu'il faille inspecter un vieux bâtiment abandonné à rénover. Avant de chiffrer et de concevoir les travaux, il faut comprendre l'état du terrain, l'état des murs porteurs, où se trouvent et s'il y a des zones critiques, ainsi que diagnostiquer d'éventuels affaissements et problèmes lors de la rénovation.
Eh bien, avec un drone, il est possible de :
- planifier la zone de survol et la programmer via les paramètres du drone
- survoler le bâtiment mais aussi y associer un parcours intérieur, en laissant au drone le soin de relever les données grâce à la caméra y compris à l'intérieur du bâtiment, sans qu'un opérateur ait à effectuer les prises de vue au sol ;
- la caméra thermique du drone envoie les photos et les données à un logiciel dédié (comme Pix4D, Photoscan, etc.) qui convertit les photos prises par le drone en nuages de points
- Ces nuages de points deviennent, lors d'un traitement ultérieur, des données qui créent des orthophotos, des modèles numériques de terrain et bien plus encore, selon les besoins de chacun.
Il s'agit d'une activité qui, en quelques étapes, révolutionne profondément le monde des inspections, à tel point que des géomètres, des ingénieurs et divers techniciens du secteur du bâtiment choisissent de suivre des formations auprès d'organismes reconnus par l'ENAC pour devenir opérateurs SAPR certifiés et apprendre à réaliser des inspections avec des drones (si vous êtes intéressé, demandez-nous plus d'informations à info@aerialclick.com )
En quoi les drones pour inspections thermographiques se distinguent-ils des autres drones ?
Ce n'est pas seulement une question de caméra infrarouge, les différences sont bien plus complexes et concernent l'ingénierie et la conception même de la machine : contrairement aux autres drones, conçus pour d'autres usages professionnels, les drones pour inspection thermographique se distinguent
- par de meilleures performances
- par une plus longue durée de vol et une meilleure autonomie de la batterie
- ils doivent être équipés de caméras particulières (caméras Flir, caméras infrarouges et caméras HD avec zoom jusqu'à 30x.)
- possibilité de voler à des altitudes plus élevées
Les hélices et les châssis doivent également être différents et allégés.
Dans cette figure, nous illustrons, à travers notre Phantom 2, quelques caractéristiques des meilleurs drones pour inspections thermographiques.
Il s'agit assurément de l'un de ces secteurs qui connaissent un changement rapide et historique qui modifiera la rapidité, la qualité et la sécurité de ce type de travail, en créant de nouveaux métiers ou en augmentant les capacités et le potentiel de ceux qui existent déjà.